Alexandre Guetta Fils De – Bernard Guetta, journaliste et homme politique français spécialisé en géopolitique internationale et lauréat de la médaille Albert-Londres en 1981, est né le 28 janvier 1951 à Boulogne-Billancourt. Aux élections de 2019, il s’est présenté sur la liste La République en marche et a finalement été élu député européen.
Enfance
La famille Guetta était composée de Juifs sépharades et Bernard a grandi parmi eux. Sa mère, Francine Bourla (1928-2011), exploitait une galerie d’art tribal, tandis que son père d’origine marocaine, Pierre Guetta, étudiait la sociologie et devenait restaurateur. Alors qu’il était en sixième année, ses parents ont divorcé. Il est le frère de l’actrice Nathalie Guetta et le demi-frère par son père de David Guetta, jockey de musique mondialement connu.
Il a été élevé dans un milieu hautement politique et a été solidement enraciné dans une gauche anti-douce et antistalinienne par des parents qui ont connu le trotskisme, l’anticolonialisme et le Parti socialiste unifié (PSU). Son père était trotskyste à la Libération et dans les années 1950, et il organisait souvent des rassemblements pour la publication Socialisme ou barbarie. C’est ainsi que Bernard Guetta a été encouragé à lire les grands ouvrages de la littérature antistalinienne [Quoi ?] dès l’âge de quatorze ans.
Il a une conscience politique très précoce. Il est venu à « penser le monde » grâce aux idées qu’il a reprises auprès des journalistes du Monde (notamment Bernard Ferron sur les pays de l’Est et Gilbert Mathieu sur l’économie et le social). Il rejoint la Ligue des droits de l’homme à l’âge de quinze ans et c’est là que Daniel Mayer lui fait découvrir le magazine After Tomorrow.
Il était chargé d’acheminer les exemplaires vers les librairies parisiennes et faisait partie du comité de rédaction aux côtés de personnalités comme Françoise Seligmann, Pierre Joxe et Philippe Bernard. Là, il entre en contact avec des socialistes radicaux comme Claude Nicolet et Pierre Mendès France (pour qui il fut autrefois conseiller en matière scolaire3).
Ses grands-parents avaient accueilli son cousin Charles Guetta et son ami Jean Daniel pendant plusieurs mois pendant la Seconde Guerre mondiale et l’avaient amené vivre avec eux à Casablanca, où il fréquenta le lycée Lyautey pendant près de deux ans. De retour à Paris, il renoue avec ses vieux copains, le fils d’Olivier Todd, Emmanuel (qu’il allait connaître sous le nom de “Mano”) et Jean-Pierre Cerquant (que la sœur d’Olivier avait épousé).
En 1967, il participe à l’initiative de son père « Un milliard pour le Vietnam » visant à collecter des fonds pour la reconstruction du pays.
Éducation
Les événements de Mai 68 et son inscription au lycée Henri-IV de Paris, où il prépare le baccalauréat, marquent le début de sa participation active à la politique. Aux côtés de Michel Recanati, Maurice Najman et Romain Goupil, il fut l’un des dirigeants des comités d’action des lycées après avoir organisé l’occupation des lycées Henri-IV et Fénelon.
Les étudiants et professeurs d’Henri IV débattent de la réforme de l’éducation et un rapport de leurs discussions est rédigé et transmis au ministère. Il se considérait alors comme un « radical américain » dont le but n’était pas de prendre le pouvoir mais d’imposer les réformes nécessaires.
En octobre 1968, Michel Recanati a eu un impact majeur sur lui et il a ainsi rejoint la Jeunesse Communiste Révolutionnaire. En plus de son hypokhâgne (lettres majuscules), il a également siégé au Comité central de la Ligue communiste. Lorsqu’il s’inscrit au Conservatoire de France de Jazz (CFJ) en septembre 1969, il est cependant exposé aux enseignements de Philippe Viannay et d’autres personnalités notables, telles que Jacques Julliard, Jacques Ozouf, François Furet et Jean Bouvier.
Notamment lors des grèves étudiantes qu’il y organise, il noue des liens incroyablement bons avec Philippe Viannay qui contribuent à l’éloigner du militantisme. À partir de 1970, il n’assiste plus aux événements de la Ligue, tout en restant en contact avec des poids lourds de la Ligue comme Henri Weber.
L’expérience professionnelle
Finalement, il a pu effectuer un stage au Nouvel Observateur grâce aux relations d’Olivier Todd. Après avoir rejoint la division « entreprise » en juin 1971, il est considéré par son supérieur comme faisant partie de la « nouvelle génération » du département, aux côtés de Jean-Pierre Cerquin et Jacqueline Rémy.
Bien qu’il ait rejoint l’entreprise en tant qu’indépendant en janvier 1972, son introduction au conseil d’administration a coïncidé avec celle du cousin de son père, Charles Guetta. Sa réputation auprès de ses confrères rédacteurs en souffrit jusqu’à ce que la mort de Charles Guetta (été 1972) le rachète.
Son emploi continu à ce moment-là ne fait que renforcer son incorporation. Au sein du journal, il a d’abord couvert les mouvements de jeunesse et des lycéens tout en développant un intérêt pour les personnes marginalisées de tous bords (squatters, immigrés, personnes handicapées). Son ambition de quitter les pages « société » pour la politique et l’outre-mer était freinée par sa proximité avec Olivier Todd et Hector de Galard et négligence ultérieure de la part de Jean Daniel.
En revanche, il commence à travailler au département « événements » en juillet 1973, lorsqu’il commence à rendre compte de la grève à l’usine Lip. Il mène des entretiens avec Michel Rocard (24/09/73), José Bidegain (14/01/74), Jacques Chérèque (04/02/74), ou encore Claude Neuschwander (il utilise cet entretien dans son livre L’âge patron, publié par le Seuil en 1975) à ce sujet.
Sa participation aux reportages du magazine en avril 1974 et octobre 1974 respectivement sur la campagne présidentielle et les Assises du socialisme renforce sa notoriété. Mais il s’intéresse toujours aux sujets de gauche comme l’état du système carcéral, la mauvaise conduite de l’armée et de la police, l’utilisation abusive du système judiciaire et la monopolisation de l’information.
Il donne également la parole aux dirigeants du PSU (Bernard Ravenel, Michel Mousel), à gauche des Rocardiens. y compris des messieurs de droite comme Jacques Dominati et Jean Lecanuet. Même s’il commence à moins s’intéresser à la politique intérieure à partir de 1976, il suit toujours les manifestations au sein du PCF, notamment celles des Jeunesses Communistes, dont il interviewe à plusieurs reprises le secrétaire général ; ceci est lié à son intérêt croissant pour les questions des dissidents soviétiques, soutenu par Jean Daniel et KS Karol.
Après avoir abordé cette question à travers un entretien avec Léopold Trepper (décembre 1973), il devient expert à la suite de l’affaire Pliouchtch (janvier 1976). À partir de septembre 1977, il se concentra presque entièrement sur la politique étrangère, ignorant les questions intérieures telles que la justice, l’armée et les partis politiques.
Grâce à cela, il rejoint le service « étranger » où il travaille avec des pays comme le Liban (août 1976), le Zaïre (avril 1977) et le Sahara occidental (hiver 1977/1978). Après s’être battu semaine après semaine pour assurer la chronique des arrestations et des grèves de la faim, il obtient son soutien pour imposer une rubrique après que la question des “dissidents” lui a valu l’amitié de Jean Daniel, qui l’a soutenu au sein d’une rédaction divisée sur le traitement de ces questions.
Ainsi, il dénonce la condamnation d’Orlov et le sort de Chcharansky, et donne à deux reprises la parole à Vladimir Boukovski. Il donne également à des personnes comme Laurent Schwartz (22 juillet 1978) et Daniel Meyer (11 décembre 1978) une voix pour dénoncer les violations des droits de l’homme.
Mais en avril 1979, le chef du service international du Monde lui propose un poste de correspondant basé à Vienne, et il accepte. Il s’installe en Pologne en 1980 et y profite du vaste réseau de KS Karol. Il rejoint la French-American Foundation, un lobby atlantiste, en tant que jeune leader en 1981. Il reçoit le prix Albert-Londres en mai 1981 pour sa correspondance avec Varsovie puis Gdask.
C’est la base de son livre Pologne (Arthaud, 1982). N’ayant pas obtenu de visa pour l’Union soviétique, il a travaillé comme journaliste à Moscou de 1987 à 1990. Ces années ont été passées à Washington, DC. Il a été rédacteur en chef de L’Expansion de 1991 à 1993, rédacteur en chef du Nouvel Observateur de 1996 à 1999, chroniqueur à La Repubblica, Le Temps et Gazeta et éditorialiste à L’Express.
Après plus de trois décennies d’activité, les familles de deux stars peuvent être explorées à l’écran. C’est ce qui est arrivé à Christophe Dechavanne le 29 avril dernier. Il en a fait la découverte dans Quelle époque ! que l’un des participants à l’émission avait un lien avec le célèbre DJ David Guetta…
En cette première année du deuxième mandat du président Emmanuel Macron, France 2 a consacré la fin de soirée du 29 avril à Quelle Époque ! Autour de la table, réunis par Léa Salamé et son invité permanent Christophe Dechavanne, quelques grands noms du journalisme politique comme Darius Rochebin, Jean-Michel Aphatie, Anne Rosencher et Sonia Mabrouk.
Cécile Duflot et Eric Naulleau seront également présents. Même si la plaisanterie de Paul de Saint Sernin sur la découverte du DJ préféré de tous a contrecarré le thème politique prévu de la soirée, elle s’est avérée très amusante. Si Jean-Michel Apathy et Eric Naulleau sont entrés en contact, Léa Salamé a répondu en affirmant par hasard qu’il s’agissait de David Guetta. De quoi faire sourire son homonyme Bernard Guetta, illustre écrivain politique et longtemps responsable de la rubrique géopolitique de la matinale de France Inter…
Christophe Dechavanne, qui était sûr qu’il s’agissait d’une plaisanterie car les deux hommes ne partageaient qu’un seul nom de famille, s’est étonné que Bernard Guetta ait accepté. Qu’aimerais-tu savoir sur ton frère ? Frère, tu as beaucoup d’argent ! L’acolyte de Léa Salamé a alors ri. “Joker, une affaire de famille, “, a fièrement proclamé le journaliste, demi-frère du musicien et de 17 ans son aîné.